De silence et de blanc
Par Pierre le vendredi 12 mars 2010, 09:36 - Lien permanent
Le blanc des rues, tapis VIP, de Pékin jusqu’à Munich. De choc thermique en traumatique, je feins de feindre l’atterrissage en douceur. Mais il n’en est rien, je suis bien là, conscient sous le rocher, pendu par la taille, impatient que l’on coupe la dernière corde de sécurité.
Le silence de ces rues sans vie, et d’ailleurs d’Arun que je vous présenterai bientôt, chante à tue-tête. Mais cette cabane dans l’arbre n'est en fait qu'un abri d’infortune, où l’absence de bruit effraie plus qu'elle rassure. Je n’y passerai donc que quelques nuits, que je me servirai froides et saucées d'une solitude artificielle, la même que celle qui ne m’a pas attendu à l’aéroport. Quelques nuits donc, pour la forme.
De silence et de blanc, mon nouveau monde pour un temps.
Mais la chaleur et le satin, tes armes pour demain, presque trop vite, font leur chemin.
Commentaires
silences et attentes, de ces amis qui ne t'attendaient certes pas au pied de l'avion tel un otage volontaire sans média, mais bien au creux de tant de foyers à travers notre occident. Une autre chaleur, pas celle des rues ou d'un peuple que je ne peux peut être même pas imaginé, mais tout au moins celle de ces coeurs pendus au son de ta voix au premier appel de ta part.
Une autre douceur, silencieuse mais présente. Je suis pour ma part ravi de te savoir de te retour, même pour peu, même encore un peu ailleurs, dans nos contrées moins colorées et plus aisées ... plus proche surtout.
Etre indifférent est plus difficile à mesure que l'on prend de l'age ...