Le blanc des rues, tapis VIP, de Pékin jusqu’à Munich. De choc thermique en traumatique, je feins de feindre l’atterrissage en douceur. Mais il n’en est rien, je suis bien là, conscient sous le rocher, pendu par la taille, impatient que l’on coupe la dernière corde de sécurité.

Le silence de ces rues sans vie, et d’ailleurs d’Arun que je vous présenterai bientôt, chante à tue-tête. Mais cette cabane dans l’arbre n'est en fait qu'un abri d’infortune, où l’absence de bruit effraie plus qu'elle rassure. Je n’y passerai donc que quelques nuits, que je me servirai froides et saucées d'une solitude artificielle, la même que celle qui ne m’a pas attendu à l’aéroport. Quelques nuits donc, pour la forme.

De silence et de blanc, mon nouveau monde pour un temps.

Mais la chaleur et le satin, tes armes pour demain, presque trop vite, font leur chemin.