Au doigt et à l'oeil - Blog de Pierre - Photographe à Poitiers

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mardi 23 août 2011

Tristes tropiques...

Juste une petite mise à jour pour dire que ce blog de voyage n'est pas mort, même si aucun voyage n'est encore prévu pour cet hiver... Pour l'heure, mon actualité de photographe (estival) est à suivre sur :

- blog de photographe à Poitiers (portraits, mariage, famille, etc.) ou

facebook.com/pierretorset (cliquez sur J'aime pour suivre les nouveaux posts...)

A très vite,

lundi 20 décembre 2010

Témoigner, mais à quel prix ?

Ames sensibles s'abstenir...

mercredi 8 décembre 2010

Tout pareil qu'avant... enfin presque.

Au moment où je commence déjà à préparer mon retour et à reprendre mon tablier de photographe à Poitiers, je me rends que j'ai oublié de parler de quelque chose d'important.

A la fin octobre 2009, je racontais l'histoire de Tuntun, mon ami birman. Les choses ont bougé pour lui depuis. Et en bien. En effet, sa famille l'a rejoint depuis quelques semaines sur la frontière birmano-tailandaise, à Maesot, après presque un an de solitude et d'exil forcé. Il donne quelques cours d'anglais dans un lycée qui lui permet de bénéficier d'un peu d'argent de poche. Mais ce qu'il voudrait plus que tout pour lui et sa famille, c'est retourner dans son pays. Impossible étant donné son statut en Birmanie (et le coup de poing bien placé qu'il a assené à un policier de la junte...). Il pourrait demander le statu de réfugié politique, mais il devrait pour cela s'inscrire sur les listes de réfugié et rester avec sa famille pour un temps indéterminé dans le camp de réfugié, qui ne se trouve pourtant qu'à quelques kilomètres d'où il vît avec sa famille. "Impossible aussi, dit-il, dans les camps de réfugiés ici, tu ne peux pas travailler, tu ne peux rien faire... c'est comme la prison." Quel avenir alors ?

tuntun family

Des nouvelles douce-amère donc, à l'image des dernières nouvelles birmanes d'ailleurs, entre la libération d'Aung San Suu Kyi et élections fantoches en Birmanie.

A noter aussi que le site du partenariat que j'ai avec Info-Birmanie a été mis à jour > Partenariat INFO-BIRMANIE.

ps : Merci à Burma Voices pour la photo.

jeudi 11 novembre 2010

Comment dit on 'merci' en népalais ?

Voilà une petite sélection de photos prises lors du week-end dernier.

Sylvain, un pote d'enfance, était au Népal il y a quelques mois. Il m'a donné le contact d'une connaissance rencontrée à Bhaktapur, près de Kathmandou. Ni une, ni deux, Thhe m'appelle et me propose de nous servir (amicalement) de guide pour visiter sa ville. Sauf qu'au Népal, le week-end dernier, c'était Tihar, le festival de Lumières, qui en terme de célébration, doit valoir Noël chez nous. Et Bhaktapur est une petite ville, donc tout était réservé dans les auberges de jeunesse.

Qu' à cela ne tienne, nous irons dormir chez Thhe (en fait, il ne nous a pas laissé le choix...). Pourtant, Thhe n'est pas d'une famille aisée, bien au contraire. Sa famille vit dans une maison traditionnelle toute en hauteur, avec une pièce commune pour chaque étage, et une famille entière dans chaque pièce. Imaginez, Tonton, tata et cousins au 1er étage, Papy et Mamie au 2ème étage, etc...

Thhe nous laisse son lit, le seul espace privatif de la tour-maison (une petite piaule de 6m2, à tout casser) et nous passons ainsi 24h au coeur de cette bourgade et d'une famille népalaise... et nous sommes bien sûr les invités d'honneur lors d'une célébration normalement familiale.

Nous avons même eu la fierté d'avoir reçu notre premier tika (gros point rouge dégoulinant sur le front) d'une maman népalaise, au même titre que chaque membre de la famille...

(cliquez sur les images pour les agrandir)

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lundi 25 octobre 2010

Un éléphant qui se balançait...

Fichier vidéo intégré

ps : Ecoutez le bambou chanter...

dimanche 17 octobre 2010

Pop is not dead !


Vu en plein Kathmandou, au milieu des posters de dieux hindous.
Cherchez l'erreur (qui n'en est peut-être pas une...)
Une explication ?

clic on the picture to make it bigger ;-)

lundi 11 octobre 2010

De prime abord, Katmandou !


Elle a bien essayé au début de m'avoir, de me berner par ses couleurs, de me blaser par ses odeurs.

Tiens, les mêmes bruits, les mêmes cris.
Tiens, le même que là-bas, le même qu'avant.
Tiens, le même, en plus petit, en moins bien.

Mais c'était sans compter sur toi. Toi qui le pied au cul et la main dans le dos, m'a dit :"Regarde mieux". Alors j'ai obéi, j'ai dit oui. Je t'ai cru sans chercher, et j'ai vu !

Des cerf-volants se faisant la guerre.
Shiva tirer la langue à un Bouddha sans bouche.
Des chiens par millier impassibles devant des vaches sans maître.
Des étrangers derrière une vitre blindée devant une rue sans trottoir.
Un homme seul, au milieu du chaos, brandir un message d'amour et de paix.

Finalement, comme toutes les autres, tu es différente.
Mes armes en seront donc de même.
Katmandou, à nous deux !


dimanche 3 octobre 2010

Flashback 2 - Into the wild

Arun est mort. Pas de suspense, pas d’emphase, la chose est simple : Arun est mort.

De quoi est-il mort ?

Peut-être de sa curiosité qui l’a conduit cette journée de novembre à la con sur une corniche quelconque d’une montagne quelconque de cette Chine quelconque. Peut-être de son indépendance à vouloir y aller seul, sans que l’accompagne un de ses potes pourtant insistant. Peut-être de son intrépidité, à vouloir faire l’aller-retour dans la journée. Peut-être d’une confiance excessive en ses capacités, à continuer à descendre un chemin escarpé de montagne alors que la nuit tombait.

Lunettes de travers et sourire en coin, te voilà reparti sur une de ces innombrables anecdotes. Une histoire à rebondissement, qui en compte elle-même plusieurs autres. Mais tu pauses et écoutes autant que tu parles. Et d’un coup, tu fais fuser un de ces rires dont tu as le secret. Un rire franc, un peu fou . Un rire du cœur.

Au téléphone, des voix rassurantes, un peu de chaleur. On te promet d’arriver très vite. Mais les secours locaux ont trop peu de moyens et sont mal organisés. Et cette maudite compagnie de téléphone qui n’ acceptera que trop tard de localiser ton portable. Derniers contacts avec le monde, permis par une technologie paradoxale, qui donne autant d’espoir qu’elle en abrège..

Guest House The Hump, Kunming China. Le livre vient de trouver son introduction, tu en es sûr. Solennel et transporté, tu me lis les premières lignes d’un livre que personne ne lira jamais. Ces phrases invitent à plonger sans retenue dans cet univers du Ledo Road, aussi intensément que toi tu l’as fait. Et tu me demandes mon avis. Merde, je suis flatté.

Arun, à quoi penses-tu dans cette nuit glacée, avec les jambes en vrac et ce trou dans ta tête ? La nuit qui se précise, tes forces qui s’amenuisent, cette batterie de portable qui te lâche, et surtout ce putain de froid, dehors, en toi, partout...

Frère d’insouciance, alter égo en âge et en envies, tu es devenu un de ces amis du bout du monde que l'on chope sans préavis, que l'on garde sans rien faire, que l'on retrouve comme hier, et que l'on perd sans comprendre.

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mercredi 25 août 2010

Flashback 1

Printemps 2007. Je reviens de ma première incursion en pays birman. La tête pleine, je me pose à Kunming, dans le sud-ouest de la Chine. Petite bourgade de 5 millions d’habitants au climat tempéré, c’est l’endroit rêvé pour digérer cette première apnée et poser sur le papier un article pour le magazine chinois pour lequel j’étais parti.

Budget limité, j’investis LA Guest House de Kunming, THE HUMP. Après plusieurs jours de terrasse assidue, un groupe de routards villégiateurs ayant pris comme moi un lit à la semaine commence à se former. Les liens se créent. Dans l’équipe : François, le français qui entre 2 joints élabore sa technique personnelle pour apprendre le chinois : en recopier le dictionnaire. David, l’américain donnant des cours d’anglais et amoureux d’une chinoise à qui il mettra plusieurs mois avant de déclarer sa flamme. Sans réciproque. Ben, le hollandais DJ qui faisait sa pause à midi et venait nous saluer avant de retourner se coucher. Et bien sûr Arun.

Arun est indien, de Bangalore. Il a commencé une carrière de journaliste depuis quelques années, dans des quotidiens locaux. Un jour, il a lu un livre sur la LEDO ROAD (ou Stilwell Road), une route qui allait d’Inde en Chine en passant par la Birmanie, faite pour ravitailler les chinois pendant la 2eme guerre mondiale (contre les japonais). Une route fameuse pour son tracé tortueux, sa construction interminable, et les batailles pour son contrôle (le Pont de la rivière Kwai, ca vous dit quelque chose ?...) Alors Arun a pris ses économies et est parti en Birmanie sur les traces de cette route. Puis, ses recherches l’ont naturellement amené en Chine, à Kunming, point de chute obligé pour pouvoir effectuer ses recherches sur le long terme.

Et nous voici à Kunming, tous ensembles, à la découverte du Chinese Way of Life. Un élan commun nous anime : nos projets sont différents mais ils prennent tous naissance ici et maintenant. Nous nous grisons les uns les autres : nous bossons sur nos projets respectifs le jour, et le soir, ce sont les retrouvailles autour d’une QingDao (bière chinoise par excellence). On y avait pratiquement notre table attitrée. Des routards passagers se greffaient quelques fois à notre bande, mais déjà nous avions élaboré nos codes, notre routine, nos ‘private jokes’.

Puis mon article s’est terminé. François s’est fait embarquer par une israélienne ambitieuse, David a voulu faire une pause japonaise, Ben n’avait plus un rond. Tout le monde est parti, mais Arun est resté.

Il a continué de bosser sur son grand projet : écrire LE livre sur THE LEDO ROAD. Mais tout l’intéressait et il devait se financer, donc entre boulots d’appoint et projets en parallèle, il était toujours là 2 ans après. On était en contact régulier, et on s’est même vus à plusieurs reprises. Il était l’excuse parfaite pour une étape dans un périple asiatique.

Et quand je suis reparti en sept. 2009, je comptais bien le retrouver une fois de plus. Mais cette fois, je n’ai pas eu de réponse à mes mails répétés. Pas plus inquiet que ça, je savais qu’il ne serait pas loin quand j’allais débarquer…

samedi 8 mai 2010

A l'ouest...

… à l’inverse de mon refuge habituel, à l’inverse du mode de vie idéal, à l’inverse de mes ennemis préférés.

A l’ouest, à Brest, où l’exotisme grise finalement autant qu’ailleurs. Les embruns et les dessalages me saoulent mais ne m’ennuient jamais. La mer du Penn-Ar-Bed prend bien soin de vous garder les yeux ouverts.

A l’ouest, à ‘bosser dans le tourisme’, et à aimer ça. Même si c’est surtout de la photo.

A l’ouest, à voir venir, avec le sourire et les yeux fermés. Même si les bulletins de salaire ne dureront pas.

A l’ouest, mais toujours chez moi et pas ailleurs. Même si je déménage bientôt.

Et surtout, plus à l’ouest, il y a Ouessant, une île d’où on revient, égal et sans blessures.

ID 231, Centre Nautique de Relecq Kerhuon

vendredi 12 mars 2010

De silence et de blanc

Le blanc des rues, tapis VIP, de Pékin jusqu’à Munich. De choc thermique en traumatique, je feins de feindre l’atterrissage en douceur. Mais il n’en est rien, je suis bien là, conscient sous le rocher, pendu par la taille, impatient que l’on coupe la dernière corde de sécurité.

Le silence de ces rues sans vie, et d’ailleurs d’Arun que je vous présenterai bientôt, chante à tue-tête. Mais cette cabane dans l’arbre n'est en fait qu'un abri d’infortune, où l’absence de bruit effraie plus qu'elle rassure. Je n’y passerai donc que quelques nuits, que je me servirai froides et saucées d'une solitude artificielle, la même que celle qui ne m’a pas attendu à l’aéroport. Quelques nuits donc, pour la forme.

De silence et de blanc, mon nouveau monde pour un temps.

Mais la chaleur et le satin, tes armes pour demain, presque trop vite, font leur chemin.

mercredi 10 février 2010

DESH TV ou la preuve par l'image



J'ai trouvé un bouton que je ne connaissais pas sur mon appareil-photo, et voici le résultat... Casting et dialogues à revoir, certes, mais c'est un début !!!
ps : sous-titres sur demande ;-)

lundi 1 février 2010

Et après ?


bangladesh salinity cyclone alia

Sud-ouest du Bangladesh, la fin du monde connu.
A quelques pas, le rebord et le précipice sans fond, du grand spectacle !

Alors je me balade sur l'arête, nonchalamment. Je me joue de l'équilibre comme l'enfant sur le bord du trottoir. Sifflotant, je vais de ci de là, enrichissant mon vocabulaire anglais de noms communs Aftermath, Shelters, Livelihood...

Une petite fille nommée AILA me prend la main quelques instants... Au gré des rencontres, je salue ces gens qui m'invitent à les suivre, ils m'indiquent le vide. "Non, je ne veux pas tomber, pas maintenant". Mais c'est tentant. Leur sourire déplacé est insistant, alors je promets de revenir, et m'échappe par la terre ferme !

En partant, je croise encore AILA, une hache à la main.

- Attention AILA, c'est dangereux une hache. Où l'as-tu trouvé ?
- C'est toi qui me l'as donné.
- Ah. Et que fais-tu avec une hache, AILA ?
- Rien, me répond-t'elle, je coupe le dernier arbre.
- D'accord, au revoir. Je souris, lui fais un geste de la main, et pars.

samedi 23 janvier 2010

Chaque matin, renaissent mes deux poings !

…chantait Mano Solo. Ce matin de Birmanie, j’imagine ces poings fermés, crispés à s’en péter les phalanges, serrés à jamais, rime finale d’un combat contre l’insipide, dernier pied-de-nez poétique, dernier cri sans bruit d’un assoiffé de la vie...

Je m’approche de lui et semble pouvoir entendre un murmure enragé : « Et vive la révolution !...... ». As-tu trouvé là la paix que tu ne cherchais pas, Mano ? Putain, tu vas manquer… L’homme « à la plus belle chanson de la Terre », l‘homme le plus libre que je connaisse, est mort.

Retour de Birmanie, 3ème volume : un épisode doux-amer cette fois-ci, partagé entre le plaisir immense des retrouvailles, de redécouvrir et de faire découvrir, et cette tristesse de ne pouvoir revoir ces deux amis qui avaient été ma Birmanie, ces deux mêmes qui m’avaient aidé sans compter quand je voulais réaliser ce projet photo de portraits birmans…

Mr Brown et Tun tun.

La prison et l’asile sont désormais leur présent. La prison et l’asile, la prison et l’asile, la prison et l’asile… Jour après jour après jour, sous-alimenté, dans cette cellule sans fenêtre, pas de livre, pas de visite, ressasser ses souvenirs… Courir, encore plus vite, la peur au ventre, laissant votre femme et vos enfants, quitter ce pays pour ne jamais y revenir... Ces mots tournent dans ma tête, j’essaie, je veux souffrir pour eux, partager, prendre sur moi, les soulager… mais mon empathie semble ridicule, pas à la hauteur de leur détresse : j’ai l’impression de pleurer à la fin de Titanic, et de me demander ce qu’il y a à diner juste après… Un ami commun et moi avons aidé Tun tun de la seule façon que nous pouvions, sa famille devrait le rejoindre dans un camp de réfugiés prochainement.

Le destin m’a surclassé en business class pour le retour vers l’enfer. Belle ironie… Surtout qu’à peine embarqué dans l’avion, un groupe de bangladeshis, pour raisons diplomatiques, jouait la force du nombre en boycottant le décollage... 2h de retard et welcome back Bangladesh ! Mais ce matin sur Dhaka, quelque chose avait changé… oh non, pas mon désir de ramener ce pays entier à la raison (j’y crois encore), mais juste un petit courant d’air, assez frais pour caresser et calmer ce mal de tête chronique… Chaque matin, renaissent mes deux poings !



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Avec ce dernier séjour, la série BIRMANS DU MYANMAR s’agrandit, mais uniquement de portraits de birmanes… Une partie des photos effectuées viendra compléter l’expo de Ste Geneviève des Bois (sud de Paris) consacrée aux FEMMES BIRMANES, qui débute le 1er mars. Plus d’infos ici.

dimanche 13 décembre 2009

Banglazic

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N'ayant trop rien a dire durant cette epoque critique de problemes digestifs (encore !), je vous laisse apprecier un peu de musique locale... Une page de pub en quelque sorte.

Variet ou musique traditionnelle (enregistree sur place), faites votre choix !

TRAD:

POP :

mardi 8 décembre 2009

Quel est ce pays ?

…où j’ai apprécié ce que j’ai mangé.

…où l’homme qui gère le trafic semble s’ennuyer.

…où des femmes surgissent. Une m’a même souri.

La ville s’appelle Khulna, mais suis-je toujours au Bangladesh ?

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jeudi 3 décembre 2009

Le 8ème des 12 travaux d’Astérix

Dix visites. Dix jours gâchés. Des heures passées...

Attente. Confusion. Désinformation.

Patience. Politesse. Colère.

Renoncer fût tentant. Tout reporter fut tenté.

Mais tout est là, ici et maintenant, isn’t it ?

Officiellement illégal au Bangladesh, enfin je respire.

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vendredi 27 novembre 2009

De la boue, du fer et de la sueur

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Je sors la tete de l'eau...

Dix jours dans l'impensable, a respirer sans transit la semelle de mes chaussures... Dhaka, en comparaison, est un havre de paix: la ville-enfer n'en etait en fait que l'antichambre ! Bievenue dans le theatre de l'effroi, avec ce decor de poubelles flottantes en decomposition forcee, ses moyens pyrotechniques sans effet special et surtout ses figurants innombrables interpretant avec brio au choix le desespoir, la melancolie infinie ou la folie... Le mythe de Sisyphe n'en est pas un, il existe ici a Chittagong, au Bangladesh, et ils sont des milliers.

vendredi 13 novembre 2009

Suivez le guide...

factory001.JPG …ou le fixeur, comme on l’appelle aussi, celui qui va vous permettre d’aller là où vous n’auriez jamais pu aller seul. Il est votre grand-frère local, votre voix, votre porte-monnaie. Ses atouts ? La jugeote, la démerde, le bagout. Il est discret. Il a de l’instinct et des relations. Il parle anglais, of course, mais sans plus. Il comprend surtout pourquoi vous êtes là.

Votre relation est au début conditionnée par un salaire, mais le temps passé ensemble fait le reste, les rapports formels s’estompent. Non seulement vous êtes tous les deux là pour travailler, mais vous mangez la même chose et vous êtes fatigués ensemble. Et quand il faut attendre, vous discutez (et on attend souvent ici…), et bien sûr, vous parlez de vous…

Mais lui, il fait encore jouer ses contacts quand vous rentrez le soir à l’hôtel, et il se lève une heure avant vous pour tout organiser. Par contre, il se repose quand vous travaillez. Et s’il fait bien son boulot, il se repose souvent.

Mais sans lui, c’est sûr, vous n’êtes rien.

mercredi 11 novembre 2009

Réflexion photographique

En attendant de retrouver les charmes multiples de Dhaka, dont celui du saint haut-débit, voici un petit apéritif ...

Le gecko, connu ici au Bangladesh sous le nom de tik-tiki. Petit animal quelque peu effrayant lors de la 1ere rencontre, mais auquel on s'habitue tres vite, car totalement inoffensif (et plus peureux que vous...) . Rideaux, cadres ou miroir sont ses lieux de planque privilégiés ! Il est juste la et guette pour vous insectes et moustiques. Une aide de camp en quelque sorte...

Au passage, les photographes amateurs pourront apprécier la difference de netteté entre la réflexion du miroir et l'emplacement du miroir lui-meme... Ca parait a priori logique mais la facon dont l' autofocus avait l'air de ramer m'a fait douter...

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